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Le bois est une richesse et rien ne nous le rappelle plus que la valorisation des parcelles laissées à l’abandon, appartenant aux propriétaires forestiers. Le geste vient de l’impulsion de l’Agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (ADEME) et s’avère être un bon moyen de préserver le bois là où on peut le trouver.

Revalorisation du bois, initiative de l’ADEME

On peut donc voir ainsi Bernard Héraud, un exploitant forestier du Sud-Ouest de la France mettre en place un plant de chêne rouge qui n’est encore qu’à l’état de petite branche avec seulement trois feuilles.

Il l’entoure ensuite d’un filet de protection afin qu’il survive à la voracité des chevreuils présents dans le massif.

Cette image poignante relate un évènement du mois de novembre 2017 qui s’est déroulé sur une parcelle dont Hervé Capdeville est tout récemment devenu l’heureux propriétaire. Elle est située à Donnezac (33) au sein du lieu-dit La Borderie.

Source : sudouest.fr

D’une taille de 50 hectares, on y aperçoit plusieurs chênes rouges en pleine croissance. Ces derniers ont été récemment plantés aux côtés des chênes épars qui évoluent à proximité de 2 hectare de terrain sablonneux dont les peuplements mal entretenus ont été coupés.

Ils seront remplacés par un millier de plants de pins maritimes qui pousseront de manière plus ordonnée et mieux gérée.

Ces opérations qui s’étalent sur un terrain appartenant au même propriétaire s’inscrivent dans le cadre du projet Dynamic Bois orchestré par l’ADEME dont l’objectif est de relancer la dynamique de l’approvisionnement en bois, utilisé comme source d’énergie.

Deux appels à manifestation d’intérêt ont d’ailleurs été lancés en 2015 puis en 2016 et ce, afin de concrétiser le projet en question.

Impacts de la revalorisation du bois énergie

L’ADEME a d’abord pour objet la prise en compte du contexte législatif inhérent à la transition énergétique. Celle-ci vise une diminution à 40% de la production de gaz à effet de serre et une proportion d’1/3 d’énergie renouvelable dans notre consommation énergétique.

Il faut également tenir compte des impacts de ce projet sur le plan économique si ce n’est que pour parler de la nouvelle dynamique qu’il apporte sur l’emploi.

En effet, le passage d’une source énergétique fossile au bois de chauffage apporte une multiplication par 3 voire même par 4 du nombre d’emplois dédiés au bois.

La Nouvelle-Aquitaine, un territoire favorable à la revalorisation

La Nouvelle-Aquitaine constitue un territoire de 2,8 millions d’hectares de forêt. Soit 17% de la surface nationale tandis que 93% de cette richesse appartient à des propriétaires privés.

60% de la surface occupée par la forêt en Nouvelle-Aquitaine comprend du feuilli. Sa production assure 30% de la production de bois. C’est en tout cas la 1ère région de la récolte du bois à raison de 10,8m3 par an dont 11% sert de ressource énergétique, 36% pour les usines de papier et 50% pour la construction et la fabrication de meubles.

source : aqui.fr

Les 3% restants sont destinés à d’autres industries faisant encore appel au bois comme matière première.

A l’heure actuelle, il faut noter que l’exploitation du bois représente 50 000 emplois dont la plus grande part investit dans le sciage et le travail du bois.

Revenant à l’initiative de l’ADEME, près de 20 700 de propriétaires forestiers ont été contactés. Ceci a permis de répertorier 2200 personnes intéressées par le projet. 12 projets ont ensuite été retenus, des chantiers représentant une surface de 103 hectares au total.

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